
D’ailleurs, comme le signale Philippe Bihouix dans cet interview : « il n’y a pas de solidarité intergénérationnelle, personne ne va se serrer la ceinture pour sauver le monde pour ses arrière-petits-enfants. Il n’y a déjà pas de solidarité au sein d’une même génération… »
https://m.usbeketrica.com/article/philippe-bihouix
Même ceux qui « sentent » qu’il se passe quelque chose restent empêtrés dans des croyances très loin des faits scientifiques (et/ou du complotisme), qui les font considérer les problèmes environnementaux, climatiques et énergétiques comme de simples épiphénomènes. C’est-à-dire tels qu’ils sont généralement traités par les médias (TV et quelques articles à la volée) ; aucun livre sur ces sujets ne sera lu puisqu’il s’agit justement pour eux d’un non sujet.
Cela ne les empêchera néanmoins pas d’avoir le verbe haut et définitif lorsque ces sujets feront surface puisqu’ils savent de quoi ils parlent, eux : ils ont l’expérience que nous n’avons pas… l’expérience hors sol des 30 glorieuses !
Et puis, surtout, à leur époque, on ne pleurnichait pas.
Comme le dit Gaël Giraud dans cette conférence : « Ceux qui ne voient pas le problème, ce sont les urbains, en centre ville, quelque part dans le Vème arrondissement sur des petites collines, très éduqués, plutôt des hommes, de plus de 60 ans. Ceux là, comme on ne leur a jamais parlé du problème quand ils étaient étudiants, – comme ceux sont des gens brillants ils ont des postes à hautes responsabilités, donc ils n’ont plus du tout le temps d’étudier, même ouvrir un bouquin est compliqué ; et comme on ne leur en n’a pas parlé quand ils étaient étudiants – ils ne croient pas au sujet. »
https://youtu.be/xmoQav1k5-I?t=1h27m04s
Il ne s’agit bien sûr pas ici de critiquer les boomers eux-mêmes mais bien les dogmes et idéologies du monde qui les a vu naître. Aussi, ne sont ils que les victimes d’une espèce de syndrome de Stockholm.
Évidemment, il existe des boomers qui font exception et nous les en remercions mille fois.
Nous remercions également les boomers, tous cette fois, de se préoccuper si nous mangeons bien, si nous sommes bien couverts pour ne pas attraper froid, si nous allons fonder une famille et avoir une bonne situation… tandis que notre monde cuisant à petit feu sera à point lorsqu’ils ne seront plus là pour partager ce funeste repas avec nous.
En savoir plus : http://bit.ly/environnement-docs